Exposition

pierre alcalá : la peinture inversée

le temps d’un week-end,
ió se transforme en centre contemporain… d’art !

En hommage au peintre espagnol Pierre Alcalá, décédé le 18 mai dernier et à la prépublication d’un ouvrage consacré à son travail, ió propose un accrochage éphémère d’une cinquantaine d’œuvres majeures (1984 à 1994) pour vous faire découvrir la place très spéciale qu’occupe ce peintre dans la création artistique.

“Après des années d’apprentissage à triturer la toile de lin au pinceau, à la brosse, au couteau, je peins sur la transparence. à même l’espace. J’accueille la peinture comme la rétine s’irradie de lumière, à travers une cornée limpide. Je ne peins plus, comme on le faisait depuis des millénaires, pour ce qui me fait “face” ! Mais pour vous, “pile” de l’autre côté du miroir. Pour la première fois, lorsque je peins, l’envers est l’endroit, et surtout je commence mes tableaux par la fin, comme ils seront vus, définitifs, car après les instants premiers, les couches ajoutées, les empâtements sont inutiles, sans effet. Je peins sans repentirs, le juste nécessaire.

Je peins et mon œuvre me tourne le dos ! Fini la complaisance. J’en ai gâché des années à peindre les dessous ! Je peins la couche finale “alla prima”, dans la spontanéité du geste ; à chaque tentative, être à soi-même sa propre conclusion. Je suis un capteur, un passage, une transcription instantanée ; je peins presque à mon insu ; je peins sur un fragment de ciel, dans le lointain du paysage, dans l’oubli de moi-même, à perte de vue. Je peins comme on se jette dans le vide. Au-delà, il y a “la nada” et ses néants transparents…”

Pierre Alcalá

15 minutes de danse

Camille Sambucco interprètera une chorégraphie inspirée de la Transparence et des textes de Pierre sur une musique flamenca de Tomatito. N’hésitez pas à prendre place dans le pink studió, en laissant la danseuse libre d’évoluer entre vous. Merci de ne pas toucher aux œuvres, très fragiles.
horaires : 19:30 / 20:00 /20:30

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