#28 (13 au 19juil)

cette semaine, il est temps, il est grand temps…

 

photo©baptiste azais / unsplash

 

Certain(e)s profitent des derniers jours de Juillet pour fignoler leur “bikiniproject” ou “objectif 100%tablettes” (de chocolat) avec un sprint de freekweek version sport… D’autres sont déjà plongés dans le grain bain estival, se délectant de l’arrière-pays, de la France profonde, d’horizons proches. On les imagine d’ici, écouter avec bonheur le chant des cigales, le murmure des vagues et comprendre leur message subliminal*, détailler les 3 bandes parallèles OR VERT BLEU et s’interroger sur le concept de simplicité, marcher dans un paysage jusqu’à l’épuisement, jusqu’à s’amalgamer à la terre, aux pierres, aux sinuosités du chemin, aux odeurs de la nature…

 

Nous avons besoin, un besoin vital de ces temps suspendus, sans sollicitations, sans écrans, sans DING de notification de nos bruyants smartphones, (sans newsletter !), sans autre préoccupation que de se sentir exister. Nous avons tous besoin de temps à nous.

 

Le temps est notre nourriture terrestre,
il est tout ce qui est,

il est comme nous :
le temps rêve parfois d’une sieste à l’orée des turbulences
le temps se gonfle comme une voile sous le vent arrière et part en vacances
le temps écoute d’une oreille sage les envies de chacun et parfois, leur prête vie
le temps arrive à maturité, comme une figue d’août, à son heure, à son rythme, en laissant le temps au temps
le temps bâti nos projets sereinement, pierre par pierre,
le temps comprend tout, les joies, les peines, même le temps perdu
le temps suspend parfois son vol, le temps d’y voir clair
le temps tricote patiemment les amitiés et les destins

 

Un matin, le temps se réveille,

tout surpris de constater qu’il reste malgré tout, tant de temps encore !
un temps bien réel, à consommer ensemble sans modération ET un temps pour soi, rien qu’à soi

 

C’est l’été, demain est loin; comme dit le proverbe, on ne sait pas de quoi il est fait (d’un autre temps ?) Alors profitons de chaque instant.

 

 

??? ///// ALLEZ, inspirez, temporisez, soyez intemporels, soyez ió !

?  deux voyelles brillantes contre la lourdeur des consonnes

 

 

      • * des vagues, il y en a eu des bleues, des roses, à l’âme, des vertes maintenant, même à Marseille, mais on n’ose plus évoquer cette seconde vague (ou deuxième selon l’hypothèse sanitaire), de peur de réveiller le monstre !

 

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